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MEETING du 31 janvier 2012 ZENITH à Paris

03 h 50 … Je retrouve Marc Vigouroux du SDIS d’Albi afin de partir prendre notre train à Toulouse dans une heure. Point de ralliement avec les autres camarades toulousains, la gare Matabiau, où, à 04 h 58, nous montons dans le train en direction de Paris pour un trajet de plus de cinq heures avec un grand nombre de militants venant de Haute-Garonne, Ariège, Pyrénées Atlantique, Hautes Pyrénées etc ... aussi motivés que nous.

A noter que pour ce meeting, la SCNF a dû rajouter des wagons pour faire face à la masse des réservations des militants de la CGT … alors que ce train est un train quotidien, là, on avait le sentiment d’être face un train affrété pour la circonstance !!!

Au décours du trajet, à chaque arrêt (Montauban, Agen, etc …) le nombre de militants se rajoutant n’a cessé d’augmenter et la vague rouge dans ce train a pris une ampleur de plus en plus importante et impressionnante.

Plus d’arrêt après Bordeaux, et nous nous sommes tous retrouvés ensembles, unis dans un même objectif, dans une aspiration commune, une même volonté de voir le monde changer et évoluer vers plus de justice sociale !

Dans les wagons, il régnait une effervescence particulière. Pour les uns, ambiance de retrouvailles de tel ou tel camarade. Pour d’autres, atmosphère des plus studieuses, travaillant avec ardeur autour de revues de presse, de tracts, d’élaboration de slogans … Le tout, dans un climat bon enfant et des plus convivial, certains tirant de leurs musettes saucissons et autres produits du terroir participant ainsi à une camaraderie des plus chaleureuse !

A l’arrivée à la gare Montparnasse, cette vague rouge est descendue du train afin de converger vers le Zénith où se déroulait le meeting, brandissant déjà les drapeaux, s’engouffrant dans le métro... pas la peine pour celui qui ne connaissait pas Paris et son métro de chercher son chemin, il suffisait de se laisser emporter par le tourbillon de cette déferlante.

Arrivés à la Porte de la Vilette, notre groupe a rejoint celui des milliers de camarades qui étaient déjà sur place et nous avons grossi cette foule immense et dense, unis dans un même esprit. Là, nous avons retrouvé nos camarades tarnais venus en avion.

En pénétrant dans l’antre du Zénith, la présentatrice saluant chaque délégation, accueille de la même manière la délégation du Tarn donnant ainsi le sentiment d’une grande famille réunie pour l’occasion.

Une fois les six mille Cégétistes enfin réunis, le meeting peut commencer dans les temps dans ce quartier, haut lieu historique et populaire, où se dresse aujourd’hui le Zénith.

Nombre de témoignages vont se succéder au début de ce meeting tous passionnants avec une spéciale ovation à une camarade ouvrière de Lejaby venue nous faire part de son combat.

A noter aussi, la présence de certaines personnalités du monde politique comme Harlem Désir, Éva Joly, Nathalie Arthaud, Philippe Poutou, Marie-Georges Buffet, et bien d’autres, tous applaudis et acclamés … les clameurs de la foule redoublant d’ardeur au nom de Jean Luc Mélenchon, la presse et les différents médias se ruant lorsque ce dernier a fait son apparition dans un crépitement de flashs.

En seconde partie de ce meeting, Bernard Thibault avec ses talents d’orateur, son humour et sa verve, a su dans un discours enflammé sur la reconquête des différents droits sociaux honteusement bafoués par le gouvernement Fillon (Fuyons) avec entre autre la mise à mal de notre système de retraite nous embarquer sur le flot de sa détermination. Haranguant la foule et les politiques présents quant à la question du retour à la retraite à 60 ans, pas de pensions retraites inférieures au SMIC pour les carrières complètes, revenir aux annuités précédemment nécessaires, reconnaissance du travail pénible, etc … N’oubliant pas de nous inviter à la grève du 29 février 2012.

Bien sûr comme lors de chaque rencontre entre camarades nous terminons en entonnant une Internationale métissée au son d’une fanfare alliant trompettes et percussions qui fait chaud aux cœurs.

Le retour avec les mêmes camarades était d’autant plus puissant que nous avions été réunis dans un moment de convivialité et de partage exceptionnel et ce, malgré la fatigue du trajet aller, oubliant la durée du trajet de retour, tous revigorés et rassemblés pour d’autres luttes et de futurs combats solidaires.

Thierry Bivort

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