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RETRAITES 2013 - LES ETUDES DOIVENT COMPTER

La journée de mobilisation unitaire interprofessionnelle du 10 septembre a, comme d’habitude en pareilles circonstances, été traitée avec une certaine légèreté voire un certain aveuglement par la presse nationale tandis que la presse quotidienne régionale fait état de mobilisations plus qu’honorables.

Toujours est-il que les organisations syndicales ont relevé là un pari difficile en rassemblant quelque 370 000 personnes dans quelque 200 cortèges, ce qui est une mobilisation de plus grande ampleur que celle contre l’Accord national interprofessionnel début 2013.

La CGT a toujours dit que le 10 septembre aurait des suites et le soir même elle appelait à faire du 18 septembre un nouveau temps fort avec les organisations de jeunesse, le jour du Conseil des ministres où la réforme des retraites doit être présentée avant son passage au Parlement.

La donne nouvelle de cette mobilisation, c’est la sensibilité plus forte des jeunes déjà ressentie en 2010 lors de la réforme Fillon qui était apparue clairement comme une machine de guerre contre la jeunesse. Cette fois, les organisations de jeunesse comme l’Unef, la Joc, l’Unl et d’autres sont si fortement impliquées que la presse et les observateurs n’ont pas manqué de relever que cette réforme impacte fortement les plus jeunes, qu’ils soient encore en formation ou déjà au travail.

Voyons bien que dans cette mobilisation des jeunes, nous avons notre rôle à jouer en tant qu’organisation syndicale de salariés. A nous d’aller au devant de nos jeunes collègues forts de nos propositions et de notre analyse de ce projet de réforme.

Nous avons des propositions revendicatives qui sont de nature à répondre aux préoccupations des jeunes diplômés. Par exemple, la CGT et l’Ugict demandent la prise en compte de toutes les années d’études réussies dans le calcul des droits à la retraite, la prise en compte des périodes de stage et la règlementation des stages pour mettre fin aux emplois déguisés et la prise en compte de toutes les périodes de chômage dès la première inscription à Pôle emploi.

C’est notre responsabilité d’organisation syndicale de ne pas laisser détricoter le droit social et de gagner au contraire de nouveaux droits. La préparation de la mobilisation du 10 septembre a déjà permis de faire prendre en compte des revendications que la CGT porte de longue date. Nous avons obtenu la prise en compte des périodes d’apprentissage dans le calcul de la retraite, mais ce n’est pas suffisant pour répondre aux problématiques de la majorité des jeunes. Ce mercredi, mobilisons les jeunes salariés pour contraindre le gouvernement à revoir sa copie sur les retraites, notamment en y inscrivant de nouveaux droits sociaux pour les jeunes.


Voir le document diffusé

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Une baisse programmée de votre retraite 27 ans : c’est en effet l’âge moyen d’obtention du 1er CDI en raison de l’allongement de la durée des études et des périodes de précarité et de chômage.

Donc, retarder l’âge de départ en retraite revient à éloigner la perspective d’une retraite à taux plein. Vous n’y croyez pas ? Essayez le calculateur officiel de la réforme ! (voir notre article « Le simulateur ministériel qui se moque de vous » )

De fait, la plupart des personnes ayant fait des études partiront à la retraite entre 65 et 67 ans, alors même que notre pays bat des records de chômage et de précarité aux deux extrémités de la carrière, pour les seniors et pour les jeunes actifs.

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